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[INTERVIEW] Sara Galan : « La musique et la danse n’ont pas de couleurs »

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Salut à tous nos LeadDancers!!! Nous sommes une fois de plus de retour avec le plaisir immense de vous offrir le meilleur de nos découvertes. Et vous savez quoi ? J’ai une histoire à vous raconter. En novembre 2017, je parcourais le fil de mes actualités sur Facebook lorsque mon attention a été captée par une vidéo. C’est toute l’histoire de ma découverte.

En effet, j’étais très émerveillé de voir des « Afro-white » et je pèse bien mes mots. Des Européens dans la peau d’Africains. Il s’agissait d’une prestation par la Galang Crew, au son d’une percussion rythmée à l’africaine. Alors, par suite j’ai juste laissé  paraitre mon appréciation en commentaire, sans vraiment imaginer que l’on s’en préoccuperait. Puis, je reçu une notification ; il s’agissait de Sara Galan qui, en réponse, me donnait des détails relatifs au contenu de la vidéo. J’ai eu la sensation que je devais partager cela avec mes chers LeadDancers. Et fort heureusement, c’est avec enthousiasme, en dépit de son emploi du temps chargé, qu’elle nous a accordé  cette entrevue. Cette fois, nous vous enverrons loin, plus loin que vous ne puissiez l’imaginer et vous aurez le temps de vous en apercevoir, c’est promis !!! Mais avant tout propos, je vous laisse découvrir la fameuse vidéo qui est aux commandes de cette entrevue.

 

 Hello Sara Galan, c’est un immense plaisir de te rencontrer. Je suis vraiment honoré d’avoir à tenir cet entretien ; je crois par ailleurs, que nos lecteurs partagent ce sentiment. Pourrais-tu te présenter à eux s’il te plait?

Je me nomme Sara Galan, chorégraphe professionnelle, basée à Stockholm. Je suis de trois origines : la Suède, l’Espagne et la Slovénie. J’ai beaucoup dansé au cours de ma vie. Les styles principaux dans lesquels j’évolue sont le dancehall, le hip-hop et la house en plus des styles africains. Je suis la chorégraphe/danseuse de Mr. Eazi (Bankulize) et de C4 Pedro-Spetxa one.

Bien! Le décor se plante progressivement et bien avant de poursuivre j’aimerais que nos followers puissent jeter un coup d’œil sur ta chorégraphie dans Spetxa One de C4 Pedro.

 

Super! J’apprécie les différentes moves, c’est vraiment rythmé ! J’ai envie de te baptiser à l’africaine mais on verra dans la suite (rires)

Alors dis-nous, comment as-tu mis les pieds dans le monde de la danse ?

[Rires] Mon père était un musicien. Depuis mon bas-âge, j’ai toujours vécu dans un environnement fait de musique et de danse. Depuis toute petite j’avais l’habitude de danser à la maison. A l’âge de 6ans, ma mère décida de m’inscrire en cours de danse afin je suis une formation adéquate et depuis lors, bah j’ai dansé jusqu’à présent. [Sourire]

J’ai vu certaines de tes vidéos et il me semble que tu es plus axée sur les chorégraphies sénégalaises. Est-ce à dire que tu as un penchant pour les chorégraphies africaines en comparaison à celles des autres continents ?

J’ai beaucoup côtoyé la culture sénégalaise et gambienne depuis mon bas-âge et ce par le biais de mes amis. Dès lors c’est devenu une partie de moi. Les styles africains, surtout la Dance Sabar sénégalaise me donnent la sensation d’être profondément enracinée et connectée spirituellement. La chorégraphie africaine émet toujours une énergie positive. Alors, même quand je passe une mauvaise journée, je ne peux jamais ressentir la tristesse en dansant. [Sourire] J’apprécie beaucoup de styles mais je me sens liée à la musique et aux styles de danses africains [Sourire] J’ignore pourquoi, mais c’est ainsi que Dieu a fait les choses.  [Rires]

 Interview LeadDance Sara Galang

 

 

 Ok, je vois! Dis-nous, eu égards ta grande expérience en la matière, est-ce qu’il t’arrive de sentir de la pression avant de monter sur scène et confronter un public dans le cadre d’une prestation ?

Absolument! A chaque seconde qui passe, je suis nerveuse et j’en arrive à me demander pourquoi j’ai choisi cette profession [Rires]. Cependant, dès que j’arrive sur la scène, j’oublie cette sensation et je  ne fais que danser. C’est très fort d’avoir ce sentiment de faire un avec le public.

Parlons du Galang Crew, qu’est-ce que c’est au juste ?

Le Galang Crew est né en 2011. J’ai repéré des danseurs qui prenaient part à mes séances de formation et je me suis dit : « Pourquoi ne pas mettre en place un groupe afin d’enseigner ma façon de danser et de chorégraphier  la musique à partir des outils que j’ai reçu de la part de mes professeurs d’Afrique, d’Europe et des Etats-Unis. » Je les encourage et je leur enseigne la valeur de la discipline et de l’éducation. Il y a un dicton qui dit : « Quiconque aime la connaissance, aime la discipline. » et chaque jour, je vis selon ce principe à 100%. Le Galang Crew est centré sur l’afrobeat. Cependant la Dancehall, le Hip hop et plusieurs de nos vidéos on fait la une à plusieurs reprises sur Facebook et Instagram ; et c’est le cas particulier des vidéos de chorées africaines que nous faisons.

Alors Sara Galan, quels ont été les moments les plus difficiles dans la création de cette troupe de danse?

Les moments les plus difficiles c’était  lorsque j’ai vu des personnes qui voulaient utiliser mon nom ou celui de la troupe pour leur profit personnel. Toutes les vidéos et les chorégraphies sont conçues par moi, cependant, certaines personnes veulent juste être populaires sans y mettre de la dévotion. Ainsi, il y a plusieurs danseurs qui sont venus et qui sont repartis de la troupe. Mais maintenant, j’ai trouvé une partenaire à juste titre (Amelis Nicolletti). Nous sommes toutes les deux vraiment dévoués et nous travaillons d’arrache-pied vu que nous avons les mêmes objectifs.

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Quels ont été les meilleurs moments dans ta carrière de chorégraphe ?

Les moments mémorables c’était lorsque mes vidéos telles que « Timaya-Ukwu, Mr. Eazy et C4 Pedro-Spetxa One ont fait la une. C’était vraiment génial de collaborer avec ces artistes.  L’autre moment phare de ma carrière c’est lorsque j’ai reçu le prix de l’Artiste de l’Année aux Awards de la Diaspora Africaine en Suisse avec mon Projet de danse antiracisme dénommé : « Dancers against racism »

Tu crois que les femmes ont quelque chose à avoir avec le Leadership ? A quelle échelle crois-tu que la femme et le Leadership sont liés ?

Oui, il y a à cet effet de bons modèles dans le genre même s’il y en a de mauvais aussi. Je crois que peu importe le genre, tu dois être stable,  respectueux de ta personne, de l’art et respecter ceux qui t’ont encadré. En tant que femme, il est parfois difficile d’acquérir le respect au même titre que les hommes mais je me suis vraiment discipliné et endurcie afin que les gens prennent mon travail au sérieux. Et cela a porté ses fruits. A mes élèves, je leur enseigne à se respecter et qu’elles n’ont pas besoin d’être sexy pour acquérir le respect. Ton art doit répondre de toi.

As-tu déjà été en Côte d’Ivoire Sara Galan?

Non, pas encore mais je suis une grande fanatique du Coupé-décalé.  J’aime DJ Arafat et Serges Beynaud. Plusieurs vidéos de mes chorégraphies sur leurs musiques ont fait la une (Trapaty Lomber, après le repas, Okénékpin) Mais j’y serai un jour.

 

 

 

As-tu une fois nourri l’idée d’un spectacle en Côte d’Ivoire ?

J’apprécierais de faire un spectacle à Abidjan dans un futur proche.

Génial! Nous tendons progressivement vers la fin de notre entrevue. Pourrais-tu cependant nous dire ce que tu penses du Blog LeadDance ?

C’est génial de voir des blogs sur la danse de partout le monde. Cela permet aux personnes de différents horizons de tisser des liens et cela ouvre un peu plus l’esprit des uns et des autres.

Des conseils ou des suggestions à notre endroit?

Continuez de répandre la connaissance sur les différents styles et cultures, et assurez-vous que cela fonctionne avec des personnes qui ont vraiment du respect pour les arts.  

Bien, Sara! Ce fut un véritable plaisir de passer ces quelques minutes en ta compagnie. J’espère te recevoir, un de ces jours à Abidjan dans le cadre d’une collaboration avec notre troupe chorégraphique. Quels sont tes derniers mots à l’endroit de nos LeadDancers ?

Etre pédagogue requiert un sens de la responsabilité autant en tant que chorégraphe qu’encadreur. Il est de notre devoir de transmettre la connaissance qui est juste. La musique et la danse n’ont pas de couleurs ; C’est tout simplement une question d’unité.

Merci Sara pour ce partage … We love u (Interview realisé par Asaph avec ma petite touche: Me )

Interview Sara Galan LeadDance

Don’t forget !!! IL Y a aussi la version anglaise ! 😉

Hello dear LeadDancers!!! We’re back again with a great pleasure to offer you the best of our discoveries. And guess what? I’ve got a story to tell you. In November 2017, I was going through the news feed of my Facebook account when I came across a video that caught my attention up. It’s all about the story of a discovery. I was amazed indeed: looking at some “Afro-whites”. Indeed I mean what I’m saying. It was a performance by the Galang Crew on an African drum beat. Of course dropped a comment at random, not even knowing someone would care. Then all of a sudden I had a notification. It was Sara Galang who was giving me details on the content of the video. I was like: “I need to share this with my LeadDancers”. And thankfully, despite of her very busy schedule, she enthusiastically granted us an interview. This time we’re taking you far even further than you may imagine and you will have time to notice it, I promise. But before we tackle our talk let us discover the very video at the chore of these lines.

Hello Sara, it is a great pleasure for me to meet you. I’m really honoured to conduct this interview; I guess our readers are feeling the same. Alright, would you introduce yourself to our LeadDancers?

My name is Sara Galan, I’m of Swedish/Spanish and Sami origin and I’m a professional dancer based in Stockholm. I have danced pretty much in my life and my main styles are African styles but also dancehall, hip-hop and house. I’m the dancer and choreographer of Mr. Eazi (Bankulize) and also the choreographer and dancer of C4 Pedro-Spetxa one.

 Alright! We are now moving forward in our talk. But before going further I would like our followers to have a look on your choreography in Spetxa one by C4 Pedro.

 

Great! I really appreciate the moves. It’s all rhythmically well-done. I even feel like giving you an African first name; anyway this will be for next time. [Laughs] Now tell us! How did you get to become a dancer?  Tell us a bit about your first steps in the world of dance.

[Laughs]My dad is a musician. So from my younger age, I have always been around music and dance. I used to dance all the time at home as I was little girl. When I turned 6, my mother decided to take me to dance classes to get proper training and from there (well), I’ve been dancing ever since. [Smile]

I have watched some videos of you dancing, and you seem to be highly absorbed with the Senegalese Choreographies. Is it that you cherish the African choreographies much more than those of the other continents?

I have been around Senegalese and Gambian culture since my younger age and through my friends. It has therefore just become a natural part of me. African styles, especially Senegalese Sabar dance make me feel rooted and connected on a deep spiritual level. African dance is always in a positive energy; so even if I have a bad day, I can never be sad when I dance. [Smile] I love a lot of styles but I feel connected to African music and dance styles [smile] I don’t know why but it’s just the way God made it [Laughs]

 

Ok tell us, seen that you’ve got much experience in choreography, does it happen that you feel under pressure before going on a stage and face an audience for a performance?

Absolutely! Every single time, I feel very nervous and wonder why I chose my profession [Laughs]. But as soon as I go on stage, I forget that I am nervous and just dance. It’s a powerful feeling to connect with the audience.  

The Galang Crew, let’s talk about it a little? What is it?

Galang Crew started in 2011. I spotted dancers coming to my classes and thought: “Why not getting a crew to teach my way of dancing and interpreting dance and music with the tools I have been given from my teachers from Africa, Europa and the US. I encourage them and teach them the importance of discipline and dedication. There’s a saying: “Whoever loves knowledge loves discipline” and I live by that saying 100 % every day GALANG CREW has Afrobeats as main focus. But Dancehall, Hip hop and many of our videos have gone viral multiple times on Facebook and Instagram; especially the African videos we do.

So Sara, what have been the toughest moments for you while setting this Dance Crew?

The toughest has been to see people want to use my name and the Crew’s name for their own benefit. All choreographies, videos and so on have been made by me, however, many people just want to be famous but they are not dedicated at all. So many dancers have come and gone in the crew. But now, I have finally found the perfect member [Amelis Nicolletti]. We are are both, really dedicated and we work hard since we both have the same goals.

 What were the best moments in your carrier as a choreographer?

Golden moments have been the time when my videos went viral e.g. Timaya-Ukwu, Mr Eazy, C4 Pedro-Spetxa one. It was something great to work with these artists. Another best moment of my carrier was when I won the Prize of the Artist of the Year at the African Diaspora Awards in Sweden for my anti-racism project: “Dancers against racism. 

Do you think women have much to do with leadership? On which stand are women and leadership closely bound? 

Yes, there are many good womanly role models and bad ones as well. I think whatever the gender may be, you have to really be balance and be respectful to yourself, the art and pay respect to the ones that have taught you. As a woman, it is sometimes hard to get the respect on the same level as men but I have been very disciplined and tough to make sure that people take my work seriously. And it has paid off. I teach my students to respects themselves and also that you don’t have to dress sexy to get respected but your art has to speak for itself.

Ever been in Côte d’Ivoire?

No, not yet but I’m a big fan of Coupé décalé. I love DJ Arafat and Serges Beynaud. A lot of my videos on their songs have gone viral; some like trapaty lomber, après le repas, Okenekpin. But I will go there one day.

Have you ever thought of having a performance in Abidjan?

I would love to perform in Abidjan in a near future.

 

Great! We are heading towards the end of our talk, but would you tell us what you think about the LeadDance Blog Project?

It’s great to see blogs about dance from all over the globe. It makes people to connect from all corners of the world and opens people’s minds a little more.

Any advices or suggestions for us?

Keep spreading the knowledge about different styles and cultures and make sure it works with people who really respect the arts. There are many out there who misrepresent styles, especially from Africa.

 

Alright Sara, it was a real pleasure to spend these few minutes with you. I wish to welcome you one of those days in Abidjan for Collaboration with our Dance Team. Would you mind if we ask you to hold a conference? Anyway, have got any last words to tell our LeadDancers?  

With teaching comes a lot of responsibility as a dancer and a teacher. It’s our duty to pass on correct knowledge. Dance and music have no colors; it’s all about unity.

WE LEAD WHILE WE DANCE !!!

Thanks SARA 😉 I love your name : Galan ! Rires !  Galan ! Galan !

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